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INTRODUCTION

Résultats

En 2016, le résultat d’exploitation est positif pour la dixième année consécutive et s’établit à 7,9 millions d’euros.

Le résultat courant s’établit à 4,4 millions d’euros contre 2,5 millions d’euros en 2015.

Le résultat de l’exercice s’établit à 4,2 millions d’euros, en amélioration de 2,2 millions d’euros par rapport à 2015.

resultats

Selon l’ancienne norme, le résultat d’exploitation est de 9,7 millions d’euros en 2016, contre 9,1 millions d’euros en 2015, soit une augmentation de 0,6 million d’euros. Le résultat courant s’élève à 7,5 millions d’euros en 2016, contre 6,1 millions d’euros en 2015, soit une augmentation de 1,4 million d’euros.

D’application sur les exercices débutants après le 31 décembre 2015, la nouvelle norme comptable (*) implique une modification de la présentation des résultats exceptionnels en regroupant ceux-ci dans une sous-rubrique soit des résultats d’exploitation, soit des résultats financiers et en les dénommant « résultats non-récurrents ».

En 2016, le passage vers la nouvelle norme implique une diminution du résultat d’exploitation de 9,7 millions d’euros à 7,9 millions d’euros suite à la remontée de charges exceptionnelles pour un montant de 1,8 million d’euros en « charges d’exploitation non-récurrentes ». L’augmentation du résultat d’exploitation de 2015 de 9,1 millions d’euros à 10,9 millions d’euros selon la nouvelle norme s’explique par la prise en compte de 3,4 millions d’euros de « produits d’exploitation non-récurrents » et de 1,6 million d’euros de « charges d’exploitation non-récurrentes ».

En ce qui concerne le résultat courant de 2016, celui-ci passe de 7,5 millions d’euros d’après l’ancienne norme, à 4,4 millions d’euros suite à la prise en compte de 1,8 million d’euros en « charges d’exploitation non-récurrentes », de 1,9 million d’euros de « charges financières non-récurrentes » et de « produits financiers non-récurrents » pour 0,6 million d’euros. En 2015, le résultat courant diminue de 6,1 millions d’euros à 2,5 millions d’euros étant impacté par 3,4 millions d’euros de « produits d’exploitation non-récurrents », 1,6 million d’euros de « charges d’exploitation non-récurrentes », 6 millions d’euros de « charges financières non-récurrentes » et 0,7 million d’euros de « produits financiers non-récurrents ».

Selon la nouvelle norme comptable, le résultat d’exploitation de 2016 est de 7,9 millions d’euros, contre 10,9 millions d’euros en 2015, soit une diminution de 3 millions d’euros. Le résultat courant de 2016 s’élève à 4,4 millions d’euros, contre 2,5 millions d’euros en 2015, soit une augmentation de 1,9 million d’euros.

Évolution Financière 2006-2016

Evol_fin

EBITDA

Ebitda

L’EBITDA (résultat opérationnel avant amortissements) s’établit à 21,6 millions d’euros (ou 23,4 millions d’euros selon l’ancienne norme).

En 2016, les recettes d’exploitation de la RTBF, hors recettes d’exploitation non-récurrentes, s’établissent à 348,3 millions d’euros, soit une hausse de 3,1% par rapport à 2015.

La dotation ordinaire se monte à 232,6 millions d’euros, en progrès de 8,3 millions d’euros par rapport à 2015.

La subvention complémentaire, relative aux charges de pension, s’élève à 7,4 millions d’euros, soit une baisse de 0,2 million d’euros par rapport à 2015. La dotation TV5 s’établit à 9,1 millions d’euros.

Les recettes publicitaires de la RTBF atteignent 74,2 millions d’euros, en progrès de 4,2 % par rapport à 2015.

Les autres recettes atteignent 24,9 millions d’euros, en baisse de 0,5 %. La part des recettes liée aux câblo-opérateurs se chiffre à 10,6 millions d’euros.

En 2016, les charges d’exploitation s’établissent à 338,6 millions d’euros, en augmentation de 3,0%.

Les coûts salariaux s’élèvent à 165,2 millions d’euros, en diminution de 4% par rapport à 2015.

Les charges d’achats et de services augmentent de 11% et atteignent 147,5 millions d’euros.

Les amortissements s’élèvent à 13,7 millions d’euros.

Les provisions et les réductions de valeur atteignent 11,8 millions d’euros.

Les charges d’exploitation non-récurrentes s’élèvent à 1,8 million d’euros.

Par conséquent, le résultat d’exploitation 2016 s’établit à 7,9 millions d’euros.

Le résultat financier s’élève à – 3,5 millions d’euros, incluant -1,2 million d’euros de résultat financier non-récurrent.

Le résultat courant s’établit à 4,4 millions d’euros.

Le résultat de l’exercice s’établit à 4,2 millions d’euros.

Le résultat après intervention des filiales s’élève à 6,1 millions d’euros, soit une hausse de 2,2 millions d’euros par rapport à 2015.

Structure financière

La position nette de trésorerie s’élève à 32,9 millions d’euros au 31 décembre 2016, soit une augmentation de 9,7 millions d’euros par rapport l’année précédente.

En 2016, les activités opérationnelles génèrent 32,8 millions d’euros, influencées principalement par un résultat final de 6,1 millions d’euros, des amortissements de 13,7 millions d’euros et une variation de 12,0 millions d’euros de provisions.

Le niveau d’investissement 2016 atteint 11,3 millions d’euros dont 2,9 millions d’euros pour l’achat de matériel informatique, de logiciels et d’équipements de réseau informatique, 5,1 millions d’euros pour des investissements immobiliers dont 0,7 million d’euros pour la construction des nouveaux bâtiments Immo-Digue à Charleroi et 1,5 million d’euros pour la construction des nouveaux bâtiments Reyers à Bruxelles, 2,6 millions d’euros pour l’achat de matériel de production et pour le renouvellement des studios et, enfin, 0,6 million d’euros d’investissement pour les pylônes et les émetteurs.

Par ailleurs, la RTBF a refacturé 1,6 million d’euros à Immo-Digue pour la construction du nouveau bâtiment à Charleroi pour lequel la RTBF agit en tant que maître d’ouvrage. La RTBF a également versé 1,3 million d’euros de capital à sa filiale FREY.

Le financement des investissements a été entièrement assuré par les activités opérationnelles. La RTBF n’a pas eu recours à de nouveaux emprunts à long terme en 2016. Des anciennes dettes sont remboursées à hauteur de 13,3 millions d’euros. Par conséquent, l’endettement financier à long terme atteint 54,8 millions d’euros et l’endettement net 21,9 millions d’euros.

Au 31 décembre 2016, les capitaux propres atteignent -4,5 millions d’euros pour un total bilan de 276,9 millions d’euros.

Évolution de l’endettement bancaire Long Terme, de la trésorerie et de l’endettement net

Le graphique ci-dessous résume l’évolution de l’endettement bancaire long terme, de la trésorerie et de l’endettement net depuis 2011

Struct_fin

FOCUS SUR LES RESULTATS FINANCIERS

Les montants repris pour les produits d’exploitation et les services et biens divers n’incluent pas les échanges qui s’élèvent à 20,3 millions d’euros en 2016 et 19,5 millions d’euros en 2015. Les échanges sont inclus dans les rubriques des comptes annuels.
L’utilisation de la provision concernant les mesures en faveur des départs volontaires en retraite anticipée (0,9 million d’euros en 2016 et 0,8 million d’euros en 2015), reprise dans les comptes annuels sous la classe 63, a été transférée de manière analytique sous la classe 62.

2.1. Recettes

2.1.1 Recettes Globales

En millions d’euros Compte 2016 Compte 2015 Ecart 16-15 Ecart %
Dotations 249,2 72% 241,5 72% 7,7 3%
Publicité 74,2 21% 71,2 21% 3,0 4%
Câblo-opérateurs 10,6 3% 9,5 3% 1,1 11%
Autres recettes 14,3 4% 15,5 5% -1,2 -8%
TOTAL 348,3 100% 337,7 100% 10,6 3%
recettes

2.1.2. Dotations

En millions d’euros Compte 2016 Compte 2015 Ecart 16-15 Ecart %
Dotations Ordinaire et Subvention
responsabilisation SEC
232,6 224,3 8,34 %
Subvention Pension 7,4 7,6 -0,2 -3%
Dotation TV5 9,1 9,5 -0,3 -4%
Subvention Captation d’événements sportifs en Wallonie 0,2 0,2 0,0 0%
TOTAL 249,2 241,5 7,8 3%

Evolution de la dotation ordinaire

Le graphique ci-dessous résume l’évolution de la dotation ordinaire depuis l’année 2010 (en millions d’euros).

dota_ord

La dotation ordinaire 2016 s’élève à 232,6 millions d’euros, soit un montant de 8,3 millions d’euros supérieur à 2015 et ce, suite à une indexation de 1,7% et une majoration de 2%.

L’entreprise a bénéficié de la dotation complémentaire de responsabilisation qui s’élève à 8,1 millions d’euros en 2016 et est stable par rapport à 2015. Cette compensation était conditionnée à des mesures complémentaires exécutées par l’entreprise en termes de « responsabilisation SEC 2010 », visant à garantir le solde de financement de la RTBF (5,1 millions d’euros pour 2016) dans les comptes consolidés de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

En 2016, la dotation relative à la subvention complémentaire pension s’établit à 7,4 millions d’euros en respect du principe défini à l’article 66 de notre contrat de gestion.

La dotation relative à TV5 s’élève à 9,1 millions d’euros en 2016, soit une diminution de 0,3 million d’euros par rapport à 2015 relative à la baisse de la subvention exceptionnelle destinée à couvrir les coûts de restauration et de sécurisation du dispositif informatique et technique de TV5 Monde suite à la cyber-attaque dont elle a fait l’objet. Cette diminution est compensée par une indexation de la subvention de soutien de 2,5%.

2.1.3. Publicité

En millions d’euros Compte 2016 Ecart % Compte 2015 Ecart % Ecart 16-15 Ecart %
Télévision 43,5 59% 40,7 57% 3,1 18 %
Radio 28,5 38% 28,4 40% 0,1 0 %
Internet 2,1 3% 2,0 3% 0,1 5 %
TOTAL 74,2 100% 71,2 100% 3,3 5 %

La RTBF voit ses recettes publicitaires progresser de 2,1% tous médias confondus et affiche une croissance supérieure à l’évolution du marché.

 

Les recettes publicitaires de la RTBF en télévision augmentent de 1,4%.

 

En radio, un accroissement de 3,3% est réalisé alors que le marché belge est en recul.

 

Les recettes internet sont stables. Sur les cinq dernières années, les recettes publicitaires ont augmenté de 0,7 million d’euros.

Evolution des recettes publicitaires nettes Télévision

Le graphique ci-dessous résume l’évolution des recettes publicitaires nettes en télévision depuis l’année 2012 (en millions d’euros).

pub_tv

Evolution des recettes publicitaires nettes Radio

Le graphique ci-dessous résume l’évolution des recettes publicitaires nettes en radio depuis l’année 2012 (en millions d’euros).

pub_radio

Evolution des recettes publicitaires nettes Internet

Le graphique ci-dessous résume l’évolution des recettes publicitaires nettes internet depuis l’année 2012 (en millions d’euros).

pub_net

2.1.4. Recette Câblo-Opérateurs

En millions d’euros Compte 2016 Compte 2015 Ecart 16-15 Ecart %
TOTAL 10,6 9,5 1,1 12 %

Les recettes des câblo-opérateurs s’élèvent à 10,6 millions d’euros en 2016, soit une augmentation de 11,6% par rapport à 2015.

2.1.5. Autres Recettes

En millions d’euros Compte 2016 Compte 2015 Ecart 16-15 Ecart %
Aides à la production 4,3 4,4 -0,1 -3 %
Recettes diverses 2,2 2,7 -0,5 -19 %
Prestations de service 5,3 6,0 -0,7 -11 %
Recettes de location 1,6 1,8 -0,1 -6 %
Récupération de frais 0,8 0,7 0,2 -24 %
TOTAL 14,3 15,5 -1,2 -8 %

Les aides à la production s’élèvent à 4,3 millions d’euros en 2016 et sont stables par rapport à 2015. Les recettes diverses s’établissent à 5,3 millions d’euros et sont en baisse de 11 %.

2.2 Coûts

2.2.1 Coûts Globaux

En millions d’euros Compte 2016 Compte 2015 Ecart 16-15 Ecart %
Achats et services 147,5 132,7 15 11 %
Rémunérations 164,2 172,1 -7,9 -5 %
Amortissements
et réductions de valeur
13,7 15,5 1,8 -12 %
Provisions 12,8 8,0 4,8 60 %
Autres 0,4 0,2 0,2 100 %
TOTAL 338,6 328,5 10,3 -1,4%
couts_globaux

Les charges d’exploitation augmentent de 3%. L’évolution 2015-2016 porte essentiellement sur:

Achats, services et biens divers

Les charges d’achats et de services atteignent 147,5 millions d’euros et sont en augmentation de 11% par rapport à 2015. Les variations principales sont :

• La retransmission d’événements sportifs ayant eu lieu en 2016 induisant une augmentation de 5,4 millions d’euros ;

• La production de programmes représentant une augmentation de 3,1 millions d’euros ;

• L’augmentation des coûts liés à la remise en état de pylônes générant une augmentation de 1,5 million d’euros ;

Charges de personnel

Les charges de personnel s’établissent à 164,2 millions d’euros et sont en baisse de de 5%, soit 7,9 millions d’euros.

Les rémunérations brutes ont subi en juillet 2016 une indexation avec une augmentation des charges de 1 million d’euros. Celles-ci augmentent également de 2,3 millions d’euros suite aux progressions barémiques.

En 2016, les charges ne sont pas impactées par la première prise en compte de la provision du pécule de vacances ayant eu lieu en 2015. L’impact sur les charges est une diminution de celles-ci pour 5,4 millions d’euros par rapport à l’année précédente.

Les charges de pension relatives au pool des parastataux présentent une diminution de 0,7 million d’euros, principalement expliquée par le plan de départs anticipés à la retraite. Le taux de cotisation reste inchangé, soit 39,24%.

Les plans de départs anticipés à la retraite et les diminutions d’effectifs payés contribuent à une baisse de 5,1 millions d’euros.

Amortissements

La charge d’amortissements annuels s’élève à 13,7 millions d’euros en 2016. Elle diminue de 1,8 million d’euros entre 2015 et 2016 (soit -12 %).

Provisions et réductions de valeurs

Les provisions présentent une diminution de
4,8 millions d’euros entre 2015 et 2016. Les réductions de valeur s’élèvent à 1,4 million d’euros en 2016.

2.2.2. Télévision

En millions d’euros Compte 2016 Compte 2015 Ecart 16-15 Ecart %
Antennes 56,4 57,0 -0,6 -1 %
Production 39,9 39,6 0,3 1 %
Info-sports 33,8 29,9 3,8 13 %
Unités de production 24,2 21,7 2,5 11 %
TOTAL 154,3 148,2 6,1 4 %

Les coûts de la télévision augmentent globalement de 6,1 millions d’euros.

Le département Antennes regroupe les achats de droits de diffusion, les apports des coproductions, les frais relatifs à TV5, à la direction de la télévision et est stable par rapport à 2015.

Le département Info-sports télévision présente une augmentation de 3,8 millions d’euros, soit 13% de plus qu’en 2015 et concerne essentiellement la couverture télévisée de l’Euro 2016 et les JO d’été du Brésil.

Les départements des Unités de production présentent une augmentation des coûts de 2,5 millions d’euros.

2.2.3. Radio

En millions d’euros Compte 2016 Compte 2015 Ecart 16-15 Ecart %
Chaînes 19,7 19,4 0,3 2 %
Info-Sports 18,9 18,6 0,3 2 %
DG Radio 3,0 3,1 -0,1 3 %
Production 11,2 10,5 0,7 7 %
TOTAL 52,8 51,7 1,1 2 %

Les coûts de la radio augmentent de 1,1 million d’euros par rapport à 2015 et s’élèvent à 52,8 millions d’euros.

Les résultats des 5 chaines et de l’Info-sports radio présentent une hausse de 0,6 million d’euros, dont 0,3 million d’euros lié à l’indexation des salaires et 0,3 million d’euros lié à de nouvelles émissions à l’antenne. 

La Direction Générale de la radio comprend, outre toutes les charges de la direction, celles relatives aux droits d’auteurs et au sponsoring. L’augmentation du résultat d’exploitation provient de la mise en place de nouveaux projets de 2016 dont principalement le projet Media Z.

2.2.4. iRTBF

En millions d’euros Compte 2016 Compte 2015 Ecart 16-15 Ecart %
TOTAL 6,2 4,9 1,3 26 %
Le résultat final pour le département iRTBF pour 2016 s’élève à 6,2 millions d’euros soit 1,3 million d’euros de plus qu’en 2015.

Cette variation s’explique principalement par de nouveaux contrats d’hébergement incluant notamment une sécurisation des flux par un dédoublement des serveurs ainsi que par les frais d’installation et de développement encourus par la nouvelle plateforme Auvio.

2.2.5. Info-Sports

En millions d’euros Compte 2016 Compte 2015 Ecart 16-15 Ecart %
TOTAL 6,6 6,2 0,4 7 %

Le département Info-sports inclut les coûts liés à l’info-web, à l’agence interne, à l’info-doc, à la direction et aux agences de presse. La variation de coûts s’élève à 0,4 million d’euros.

2.2.6. Supports

En millions d’euros Compte 2016 Compte 2015 Ecart 16-15 Ecart %
DGTE 32,0 32,6 -0,6 -2 %
Supports 44,7 39,7 5,0 13 %
TOTAL 76,7 72,3 4,4 6 %

La Direction des Technologies et Exploitation (DGTE) présente une hausse de 0,6 million d’euros et est stable par rapport à 2015.
Les supports comprennent l’Administration générale, les services généraux (Facilités, Finance et Juridique) et la Direction des Ressources Humaines.

Ils présentent une augmentation de 5 millions d’euros qui s’explique principalement par les frais de consultance encourus dans le cadre de l’implémentation du nouveau logiciel de gestion SAP et de la définition du nouveau plan stratégique de la RTBF ainsi que par les coûts liés à l’entretien de pylônes.

Conseil d’administration

En application de l’arrêté du 20 mars 2003 relatif à la Charte de l’administrateur public et aux indemnités octroyées aux administrateurs publics et aux administrateurs de droit d’un organisme public relevant de la Communauté française, tel que modifié par arrêté du 9 septembre 2015, le montant du jeton de présence versé aux administrateurs effectifs qui assistent aux réunions du conseil d’administration et du comité permanent est de 205 euros par réunion et l’indemnité annuelle du président du conseil d’administration est de 32.741 euros. Ces montants sont des montants bruts à précompter de 27,25 % à 37,35 % en fonction du montant total perçu par chaque administrateur.  Le total des indemnités du conseil d’administration s’est élevé à 85.655 euros pour 24 réunions, soit 14 réunions du conseil d’administration et 10 réunions du comité permanent.

Administrateur général

Le montant brut de la rémunération de l’administrateur général se situe entre 310.000 et 345.000 euros. Cette rémunération a été déterminée par le comité des rémunérations de la RTBF le 17 janvier 2014, à l’unanimité de ses membres, sur la base des critères de la future circulaire du 3 avril 2014 fixant l’encadrement et le plafonnement de la rémunération des gestionnaires publics dans les organismes publics. Elle a été fixée à 245.000 euros, à laquelle l’on a appliqué, d’une part, l’index annuel à partir de décembre 2012 et, d’autre part, l’ancienneté calculée en application du protocole d’accord approuvé par le conseil d’administration de la RTBF en décembre 2009 et de l’article 14 du statut pécuniaire des agents des services du Gouvernement, dans l’échelle de référence de traitement du secrétaire général de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Le montant total obtenu a été ensuite scindé en deux parties, l’une fixe, l’autre variable, de l’ordre de 11 à 12 % de la rémunération totale, soit bien en-deçà du seuil de 20 % fixé par l’article 6.2 de la circulaire de 2014. Cette partie variable n’est attribuée qu’en cas de réalisation d’objectifs prédéfinis en comité des rémunérations.

Comité des rémunérations RTBF

La RTBF a établi en son sein, dès 2005, un « comité des rémunérations », composé du président du conseil d’administration, des vice-présidents, de l’administrateur général et des commissaires du gouvernement. Ce comité fixe les rémunérations individuelles, y compris les avantages pécuniaires directs ou indirects, des directeurs généraux, des directeurs et des éventuels autres membres du senior management désignés par le comité permanent.

2.3 Trésorerie

En milliers d’euros COMPTE 2016 COMPTE 2015
Position nette trésorerie à l’ouverture 23.286 33.165
Résultat après intervention des filiales 6.148 3.992
Amortissements 13.683 15.550
Variation des provisions 11.964 5.235
Variation des subsides en capital -6 -8
Variation du besoin en fonds de roulement -843 -11.822
Variation de stocks -25 -155
Variation de créances -5.772 -4.921
Variations de dettes non financières 4954 -6.746
Prêts aux filiales 0 -50
Autres 1.857 5.930
Flux de trésorerie des activités opérationnelles 32.804 18.828
Investissements hors FERI et FREY -10.060 -13.638
Investissements FERI -1.196 -990
Libération de capital FREY -1.265 -3.389
Augmentation de capital KEYWALL 0 -150
Cession d’actifs 1.642 270
Vente actions CKP 6
Flux de trésorerie d’investissement -10.874  -17.898
Financement par FERI et FREY  990  180
Remboursement d’emprunts -13.264 -10.989
Flux de trésorerie de financement -12.274 -10.809
Variation nette de trésorerie 9.656 -9.879
Position nette trésorerie à la clôture 32.942 23.286

Flux des activités opérationnelles

 

En 2016, les activités opérationnelles génèrent 32,8 millions d’euros. Les amortissements génèrent 13,7 millions d’euros alors que les provisions augmentent de 12,0 millions d’euros. Le besoin en fonds de roulement présente une augmentation de 0,8 million d’euros causée par :

  • Une augmentation des dettes non financières pour 4,9 millions d’euros expliquée principalement par une augmentation des dettes commerciales ;
    Une augmentation des créances de 5,8 millions d’euros.
  • Par ailleurs, la réduction de valeur sur la Sonuma représente un montant non-cash de 1,2 million d’euros.

 

Flux de trésorerie d’investissement

Le niveau d’investissement 2016 atteint 11,3 millions d’euros dont 2,9 millions d’euros pour l’achat de matériel informatique, de logiciels et d’équipements de réseau informatique, 5,1 millions d’euros pour des investissements immobiliers dont 2,2 millions d’euros pour la construction des nouveaux bâtiments Immo-Digue à Charleroi,
2,6 millions d’euros pour l’achat de matériel de production et pour le renouvellement des studios et, enfin, 0,6 million d’euros d’investissement pour les pylônes et les émetteurs.

Par ailleurs, la RTBF a refacturé 1,6 million d’euros à Immo-Digue pour la construction du nouveau bâtiment à Charleroi pour lequel la RTBF agit en tant que maître d’ouvrage. La RTBF a également versé 1,3 million d’euros de capital à sa filiale FREY.

 

Flux de trésorerie de financement

Les emprunts sont remboursés à hauteur de 13,3 millions d’euros. L’intervention financière de la FERI dans les investissements de la RTBF s’établit à 1 million d’euro.

 

Positon nette de trésorerie au 31 décembre 2016

La variation nette de trésorerie sur l’exercice 2016 s’élève à 9,7 millions d’euros. Au 31 décembre 2016, la position nette de trésorerie atteint 32,9 millions d’euros.

3. COÛT NET DE LA MISSION DE SERVICE PUBLIC

En date du 11 mars 2015 est paru au Moniteur belge le décret du 29 janvier 2015 modifiant le décret du 14 juillet 1997 portant statut de la Radio-Télévision belge de la Communauté française (RTBF), le décret du 9 janvier 2003 sur la transparence, l’autonomie, et le contrôle des organismes publics, des sociétés de bâtiments scolaires et des sociétés de gestion patrimoniale qui dépendent de la Communauté française et le décret coordonné du 26 mars 2009 sur les services de médias audiovisuels. Ce décret du 29 janvier 2015 impose d’établir « une synthèse des sources, des revenus et des coûts issus de l’exercice des activités de l’entreprise, ventilant ceux liés directement à l’exercice de la mission de service public, ceux des activités mixtes, ainsi que ceux relevant des activités commerciales et un aperçu exhaustif des coûts nets de l’exercice de la mission de service public ». Il entre en vigueur à la date du 1er janvier 2015.

Le coût net de la mission de service public*  est obtenu en retranchant de l’ensemble des charges de l’entreprise :

  1. L’ensemble des produits des activités non-commerciales
  2. L’ensemble des produits des activités commerciales tirant un avantage direct ou indirect de la mission de service public
  3. Le coût des autres activités commerciales

Ces trois catégories sont détaillées ci-dessous :

3.1. Activités non-commerciales

Les produits des activités non-commerciales sont constitués de la production immobilisée, des aides à la production, des recettes diverses, des récupérations de frais, des produits d’exploitation non récurrents, ainsi que des produits financiers récurrents et non récurrents.

En millions d’euros Compte 2016 Compte 2015 Ecart 16-15 Ecart %
Production immobilisée 0,0 0,0 0,0 -100%
Aides à la production 4,0 4,3 -0,3 -8 %
Recettes diverses 5,3 5,8 -0,5 -8 %
Récupération de frais 0,8 0,7 0,2 24 %
Produits financiers 0,0 0,1 0,0 48 %
Produits exceptionnels 0,1 0,1 0,0 -7 %
TOTAL 10,9 14,9 -4,0 -27%

Le compte 2016 affiche des recettes des activités non-commerciales pour un total de 10,9 millions d’euros, soit 4,0 millions d’euros de moins qu’en 2015. Les aides à la production et les recettes diverses baissent respectivement de 0,3 million d’euros et de 0,5 million d’euros par rapport à 2015. La comptabilisation de produits d’exploitations non récurrents en 2015 pour 3,4 millions d’euros explique la diminution des produits des activités non commerciales.   

Les aides à la production s’élèvent à 4,0 millions d’euros en 2016 contre 4,3 millions d’euros en 2015. Les aides en provenance des pouvoirs publics belges représentent 30,7% de celles-ci en 2016 (contre 30,8% en 2015) et se répartissent comme suit :

En millions d’euros Compte 2016 Compte 2015 Ecart 16-15 Ecart %
Fédéral 0,0 0,2 -0,2 -96 %
Fédération Wallonie-Bruxelles 0,3 0,3 0,0 -10 %
Wallonie 0,5 0,5 -0,1 -12 %
Provinces 0,2 0,1 0,1 87 %
Communes 0,3 0,2 0,1 40 %
TOTAL 1,2 1,4 -0,1 -9 %

3.2. Activités commerciales tirant un avantage direct ou indirect de la mission de service public

En millions d’euros Compte 2016 Compte 2015 Ecart 16-15 Ecart %
Produits 106,6 102,2 4,4 4 %
Publicité nette 74,2 71,2 3,1 4 %
Echanges – parrainage  20,5 19,5 1,1 5%
Autres produits 11,9 11,6 0,3 2 %
Charges  -21,8 -21,4 -0,5 2 %
Echanges -parrainage -20,5 -19,5 -1,0 5 %
Coût du Marketing Opérationnel – Département diversification -1,1 -1,5 0,4 -24 %
Autres charges -0,2 -0,4 0,2 -55 %
TOTAL 84,8 80,9 3,9 5 %

En 2016, les activités commerciales tirant un avantage direct ou indirect de la mission de service public se soldent par un résultat positif de 84,8 millions d’euros, soit 3,9 millions d’euros de plus qu’en 2015. Les recettes de ces activités concernent essentiellement la publicité, le sponsoring, les câblo-opérateurs belges et étrangers, les ventes de programmes, les ventes de DVD, l’exploitation de la téléphonie interactive, la vidéo à la demande et les ventes de CD.

Le résultat positif de cette catégorie contribue au financement de la mission de service public.

3.3. Autres activités commerciales

Cette catégorie concerne les activités de licences et de merchandising, d’organisation d’événements, de location de matériel de production et de fourniture de services techniques.

En millions d’euros Compte 2016 Compte 2015 Ecart 16-15 Ecart %
Produits 2,8 3,1 -0,3 -10 %
Publicité nette 1,1 1,2 -0,1 -5 %
Echanges – parrainage  1,7 1,9 -0,2 -11%
Autres produits 0,0 0,0 0,0 -129 %
Charges  -0,1 -0,1 0,1 -48 %
TOTAL 2,7 2,9 -0,2 -8 %

En 2016, le résultat net de cette catégorie s’élève à 2,7 millions d’euros, en diminution de 7,8 % par rapport à 2015.

Le résultat positif de cette catégorie contribue au financement de la mission de service public.

3.4. Coût net de la mission de service public

En millions d’euros Compte 2016 Compte 2015 Ecart 16-15 Ecart %
Total des charges de l’entreprise 365,4 358,9 6,5 2 %
Produits des activités non-commerciales 10,9 14,9 -4,0 -27%
Produits des activités commerciales tirant un avantage direct

ou indirect de la mission de service public

106,6 102,2 4,4 -4 %
Coût des autres activités commerciales 0,1 0,1 -0,1 -48 %
COÛT NET DE LA MISSION DE SERVICE PUBLIC 247,8 241,5 -6,1 3 %
DOTATIONS 249,1 241,5 7,8 3 %
SOLDE 1,5 -0,3 1,7 -665 %

En 2016, le coût net de la mission de service public est légèrement inférieur aux dotations. Cela signifie une compensation équilibrée de la mission de service public de radiodiffusion.

Sur la période 2013-2016 du présent contrat de gestion, le solde négatif s’élève à -7,8 millions d’euros et le coût net de la mission de service public est supérieur aux dotations.

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